Il prétendait simplement rendre visite à sa famille en Serbie. Il repart avec deux ans de prison ferme, une interdiction de territoire et une amende record de 720 000 euros. Les douaniers du Perthus viennent de stopper net un convoi chargé de 16 kilos de cocaïne sur l’autoroute A9.
C’est ce qu’on appelle un flair infaillible. Postés à la barrière de péage du Boulou, sur l’axe stratégique reliant l’Espagne à la France, les agents de la Brigade de surveillance intérieure (BSI) du Perthus interceptent une voiture immatriculée de l’autre côté des Pyrénées. Au volant, un homme seul au discours bien rodé : il assure traverser le continent pour rejoindre des proches en Serbie. Un alibi classique, mais qui ne passe pas.
La visite de famille cachait une cargaison explosive
Le coup d’œil des gabelous catalans ne trompe pas. Face à plusieurs anomalies suspectes repérées sur le véhicule, le contrôle de routine bascule en inspection minutieuse. Les douaniers désossent les garnitures et le verdict tombe : sous le plancher arrière, une cache aménagée dissimule soigneusement une quinzaine de pains de poudre blanche.
Le passage sur la balance confirme l’ampleur du trafic : 16 kilogrammes de cocaïne pure. Sur le marché noir de la revente au détail, le pactole dépasse allègrement le million d’euros. Une perte sèche considérable pour les réseaux de narcotrafic.
Direction la case prison à Perpignan
Interpellé sur-le-champ, le conducteur est placé en retenue douanière avant d’être remis entre les mains des enquêteurs de l’OFAST (Office anti-stupéfiants) de Perpignan.
La justice n’a pas traîné. Présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Perpignan, le verdict claque comme un couperet : 4 ans de détention dont 2 ans avec sursis, assortis d’une interdiction du territoire français pendant 10 ans. Pour couronner le tout, le prévenu écope d’une amende douanière astronomique de 720 000 euros.
Sur l’autoroute A9, la frontière reste sous très haute surveillance, et les douaniers des Pyrénées-Orientales viennent de rappeler qu’au jeu de la mule, c’est toujours la loi qui gagne.










Laisser un commentaire