Le voyage s’arrête brutalement dans le fossé. Dans la nuit du 1er novembre, un monospace chargé jusqu’au toit d’alcool de contrebande tente d’échapper aux douaniers de Porta avant de finir sa course accidenté en Ariège. Butin des agents : près de 617 litres de spiritueux et une belle gueule de bois pour le fuyard.
En Cerdagne, les douaniers ont le coup d’œil affûté. Dans la soirée de dimanche, les agents de la Brigade de Surveillance Extérieure (BSE) de Porta repèrent un véhicule suspect immatriculé en France. La voiture arrive tout juste d’Andorre et semble écrasée sous son propre poids. Flairant le coup classique du transport illicite, l’équipe décide de procéder au contrôle.
Un monospace transformé en entrepôt roulant
Sentant le piège se refermer, le conducteur force le passage et prend tous les risques pour semer les uniformes. Mais la physique finit toujours par rattraper l’excès de confiance. Quelques kilomètres plus loin, la cavale s’achève net : les douaniers découvrent le monospace accidenté et déserté sur le parking des Bésines, en Ariège voisine. Le chauffeur, lui, s’est déjà volatilisé dans la nuit noire.
En ouvrant les portes coulissantes du véhicule, les douaniers tombent sur une véritable supérette clandestine. Pas le moindre centimètre carré de libre : des cartons entiers de vodka, de whisky et de rhum sont empilés jusqu’au plafond. L’inventaire est sans appel :
- 616,9 litres d’alcool fort saisis ;
- 12 380 € de valeur marchande estimée ;
- 7 980 € de droits et taxes éludées.
Le filet se resserre sur la frontière
La cargaison et la voiture finissent directement sous séquestre. Pour le contrebandier en cavale, l’addition s’annonce particulièrement salée s’il est identifié. Cette saisie éclair menée par la direction régionale des douanes de Perpignan rappelle une règle simple : sur les routes escarpées de nos montagnes, le trafic illicite finit rarement sur une note festive.












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