À Madrid, le ton est donné. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, reçoit une délégation poids lourd de l’économie sociale. C’est un face-à-face stratégique : d’un côté, la CEPES (Espagne), de l’autre, ESS France. Main dans la main, Juan Antonio Pedreño et Benoît Hamon scellent une alliance historique pour faire bouger les lignes à Bruxelles.
Le message est clair : l’économie sociale n’est pas une simple variable d’ajustement. Avec 127 000 entreprises et plus de 2,25 millions d’emplois directs rien qu’en Espagne, ce modèle est un colosse économique. Pourtant, il menace de rester cantonné aux politiques sociales classiques. Une erreur stratégique que les deux présidents entendent bien corriger.
En ligne de mire : le Cadre financier pluriannuel 2028-2034. C’est ici que tout se joue. Les deux organisations réclament une place à la table des décisions industrielles et technologiques. « Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration », martèlent en substance les leaders. Ils exigent des financements à la hauteur de leur contribution réelle : 8 % du PIB européen et près de 12 millions d’emplois sur tout le continent.
Pour l’Union européenne, le signal est envoyé : l’économie sociale est un moteur de résilience et de compétitivité. L’alliance franco-espagnole, représentant désormais plus de 275 000 entreprises, compte bien peser de tout son poids dans les futures négociations. Le message est passé : pour une Europe forte et autonome, il faudra désormais compter avec l’économie sociale.










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