Le chauffeur refuse d’obtempérer, les douaniers découvrent 238 kilos de cannabis dans la remorque

Le contrôle tourne rapidement à la course-poursuite. Le 18 juin 2026, au péage du Perthus sur l’autoroute A9, les douaniers repèrent un ensemble routier immatriculé en Espagne. Alors qu’ils lui ordonnent de s’arrêter, le chauffeur choisit d’ignorer les injonctions et tente de poursuivre sa route. Une fuite de courte durée.

Quelques kilomètres plus loin, sur la première aire de contrôle du Village catalan, le poids lourd est finalement intercepté par les agents de la brigade de surveillance des douanes du Perthus. La suite du contrôle va mettre au jour un important trafic de stupéfiants.

À l’intérieur de la remorque, officiellement chargée de luminaires et de sièges de bus, les douaniers découvrent plusieurs sacs de sport dissimulés au fond du chargement. Ils renferment de l’herbe de cannabis. Entre les palettes, d’autres sacs cachent cette fois de la résine de cannabis. Un camouflage minutieux qui ne trompe pas les enquêteurs.

Le verdict de la balance est sans appel : 131 kilos d’herbe de cannabis et 107 kilos de résine de cannabis sont saisis, soit un total de 238 kilos de stupéfiants. Les deux occupants du camion affirment ne rien savoir de cette marchandise illicite. Ils sont néanmoins placés en retenue douanière avant d’être remis aux enquêteurs de l’OFAST de Perpignan pour la poursuite des investigations.

Présentés en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Perpignan le 22 juin, les deux prévenus sont reconnus coupables. Ils écopent chacun de deux ans d’emprisonnement avec maintien en détention, d’une interdiction définitive du territoire français et d’une amende douanière solidaire de 443 250 euros. Le chauffeur est également condamné à une amende supplémentaire de 1 000 euros pour avoir refusé d’obtempérer.

Cette nouvelle saisie confirme une fois encore le rôle stratégique des Pyrénées-Orientales dans la lutte contre les trafics internationaux de stupéfiants. Chaque contrôle peut faire basculer une affaire. Cette fois, quelques kilomètres auront suffi pour mettre un terme au convoi.

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