Une simple blague de Mamie Jeanne, un dîner de famille qui tourne au pugilat politique… Bienvenue en 2034, dans le roman d’anticipation de Marie-Catherine Bernard, « Et si on coupait la France en deux ? ». Mais attention, cette fiction politique qui sépare le pays entre « gauchistes » à l’Ouest et « réacs » à l’Est nous touche de près : la frontière imaginaire s’étire jusqu’à Cucugnan, aux portes de nos P-O. Préparez-vous à déménager ou à vous disputer !
Quand une boutade devient un séisme national
L’idée de la « Grande Partition » naît à Bourges, lors d’une cousinade houleuse. La proposition ? Couper la France en deux d’une ligne allant de Dunkerque à Cucugnan (Aude). L’Ouest voterait à gauche, l’Est à droite. Un scénario loufoque ? Certes. Mais c’est le point de départ d’une comédie politique grinçante et terriblement réaliste. L’autrice, Marie-Catherine Bernard, experte en démocratie participative, utilise cette farce pour explorer les véritables fractures qui traversent nos familles, nos amitiés et nos conversations.
« Cette ligne fictive, c’est une métaphore : elle traverse aussi les familles, les groupes d’amis, les collègues. »
La Cucugnan Connection : le Sud-Est en zone de turbulences
Si la ligne de démarcation finit à Cucugnan, on est en plein dans le vif du sujet local. Le roman pose la question : si la France se divisait, de quel côté de la ligne se retrouverait la Catalogne Nord ? Et vous, chers lecteurs des Pyrénées-Orientales, seriez-vous du côté Ouest (progressiste) ou du côté Est (conservateur) ? Ce n’est plus de la géographie, c’est un choix cornélien qui pourrait bien vous faire vider votre cave à Banyuls pour rejoindre l’autre camp !
La politique, plus qu’une passion, une obsession (qui fait déraper)
Pour ancrer son roman dans la réalité, Marie-Catherine Bernard a mené l’enquête : 80% des Français parlent politique en famille, et dans plus de la moitié des cas… ça chauffe ! La politique n’est pas un désintérêt, c’est un moteur de dispute passionné à la machine à café ou autour de la blanquette. Le livre est donc plus qu’une fiction, c’est une radiographie au vitriol de nos repas de famille enflammés. Il nous rappelle que la politique, celle qui compte vraiment, est celle de la proximité, celle qui se vit à table et dans nos quartiers.
Verdict : Roman d’anticipation politique et humoristique, « Et si on coupait la France en deux ? » est un excellent prétexte pour débattre (sans en venir aux mains, si possible) avec vos proches. Alors, de quel côté de la ligne êtes-vous ?
Le Journal Catalan









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