À l’heure où l’intelligence artificielle bouscule tous les codes, l’agence de communication Attraptemps, pilier du paysage médiatique dans les Pyrénées-Orientales, choisit une voie radicalement différente : celle de l’intelligence collective. Pour ses 30 ans, l’entreprise perpignanaise se transforme en Société Coopérative et Participative (Scop). Un pari sur l’humain pour contrer les algorithmes.
Ce n’est pas une simple annonce, c’est une révolution interne. Depuis le 10 avril 2026, Attraptemps n’est plus une agence classique. Implantée à Perpignan, Narbonne et Béziers, elle devient la première agence de communication de son territoire à adopter le modèle Scop. Ici, on ne cherche pas un repreneur extérieur pour encaisser un chèque ; on transmet l’outil de travail à ceux qui le font vibrer au quotidien.
« Nous n’étions pas à vendre », tranche Cyrille Sabatier, Directeur Général. Le message est clair : face aux mutations brutales du métier, l’agence préfère la solidarité à la croissance individuelle. Sept salariés sautent le pas et rejoignent les trois dirigeants historiques au capital. Résultat ? Dix co-associés sont désormais aux commandes, prêts à prouver que la valeur ajoutée d’une campagne de com’ réside dans l’engagement de femmes et d’hommes, et non dans une ligne de code générée en trois secondes.
Fondée en juin 1996, l’agence fête ses trois décennies d’existence avec cette transition majeure. Soutenue par la Banque Populaire du Sud et l’URSCOP Occitanie, cette mutation juridique valide un slogan qui n’a jamais été aussi actuel : « Humaine avant tout ». Dans un monde digitalisé à l’extrême, Attraptemps fait le choix de l’ancrage territorial et de la cervelle partagée. Un signal fort envoyé au marché : l’avenir de la communication sera collectif ou ne sera pas.









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