Les eaux chaudes de Prats d’Aygues attirent chaque été des centaines de visiteurs en quête de nature et de détente. Mais derrière cette carte postale se cache une réalité beaucoup moins idyllique. Déchets abandonnés, feux sauvages, stationnements dangereux et constructions illégales mettent en péril ce site naturel emblématique de Fontpédrouse. Face à ces dérives, l’État hausse le ton.
Le mardi 4 août en soirée, une vaste opération de contrôle est menée sous l’autorité de Didier CARPONCIN, sous-préfet de Prades, en présence d’Olivier MONÉ, maire de Fontpédrouse. Une mobilisation interservices qui réunit neuf militaires de la compagnie de gendarmerie de Prades, deux agents de l’Office national des forêts (ONF) et deux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Des contrôles ciblés sur les comportements à risque
Les agents concentrent leurs vérifications sur le stationnement, les occupations illicites de l’espace naturel, les feux de camp, les dépôts sauvages de déchets ainsi que le respect global de la réglementation sur ce secteur particulièrement fréquenté pendant la saison estivale.
Le bilan de cette opération illustre les difficultés rencontrées sur le terrain. Quinze contrôles d’identité sont réalisés. Ils débouchent sur une amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants ainsi que deux infractions pour stationnement dangereux.
Une nature fragilisée par les incivilités
Au-delà des infractions relevées, les constatations dressent un tableau préoccupant. Les services de l’État découvrent de nombreux dépôts de déchets, une quarantaine d’emplacements de feux non autorisés et de multiples installations illégales de type cabanisation.
Autant de traces qui témoignent d’une pression grandissante sur ce site naturel. Car une baignade peut laisser des souvenirs… mais certains visiteurs laissent surtout des déchets et des cicatrices dans le paysage.
Le risque d’incendie au cœur des préoccupations
Dans un contexte de risque élevé d’incendie, chaque feu allumé en pleine nature représente une menace majeure pour les personnes, les habitations et l’environnement. Les autorités rappellent également que les occupations illégales et les dépôts sauvages dégradent durablement le site tout en générant des nuisances pour les riverains.
Malgré les aménagements réalisés ces dernières années, notamment l’enrochement des abords de la RD28 en partenariat avec le Conseil départemental afin de limiter le stationnement anarchique, les comportements irrespectueux persistent.
Des contrôles appelés à se multiplier
Les constats effectués le 4 août confortent les services de l’État dans leur volonté de maintenir une vigilance renforcée. De nouvelles opérations de contrôle sont d’ores et déjà annoncées afin d’assurer le respect durable de la réglementation.
À travers cette mobilisation, l’État réaffirme sa volonté de préserver les espaces naturels des Pyrénées-Orientales, de prévenir les risques et de garantir la tranquillité des habitants. Un message clair : profiter de la nature, oui… la dégrader, non.












Laisser un commentaire