Le front énergétique vient de basculer. Ce que les salves de sanctions économiques n’ont jamais pu entamer, une nuée de drones à longue portée fournis par l’Angleterre et l’Allemagne est en train de le réaliser : mettre à genoux l’économie russe. Depuis plusieurs semaines, la destruction méthodique des cuves de stockage et des raffineries sur le sol russe étrangle l’approvisionnement en carburant, aussi bien pour les chars que pour les voitures civiles. La panne sèche guette. Et avec elle, un spectre que l’Europe pensait enterré depuis la guerre froide : le recours à l’arme nucléaire, sous la forme de la doctrine Karaganov.
L’homme, le professeur Sergueï Karaganov, n’est pas un novice. Dès le 24 février 2022, il prône l’explosion de deux ou trois ogives nucléaires de puissance moyenne au-dessus d’une zone peu peuplée de l’Ukraine – une manière, selon lui, de rappeler que la Russie est une puissance nucléaire qui entend être respectée. À l’époque, Vladimir Poutine balaie cette option. Le Kremlin mise sur une guerre longue, minimisant les pertes russes, pour gagner le temps industriel nécessaire à la fabrication massive de missiles hypersoniques capables de neutraliser les 750 bases militaires américaines disséminées sur la planète. Mais en ce début d’été 2026, les lignes ont bougé. La majorité de la population russe et de l’équipe dirigeante épouse désormais la feuille de route du professeur.
L’engrenage est en trois temps. Première étape : des salves de missiles à tête conventionnelle pulvérisent les usines qui alimentent l’Ukraine en matériel militaire. Deuxième étape : la Russie fait exploser deux ou trois charges nucléaires de puissance moyenne en basse altitude, au-dessus d’une région faiblement peuplée d’Angleterre, d’Allemagne ou de France. L’onde de choc se veut politique, pas immédiatement létale pour des millions de civils. Troisième étape : on attend la réaction de l’OTAN. Selon Karaganov, à 90 %, l’Alliance ne bougera pas. Si l’Occident riposte néanmoins, la réponse russe tient en un mot : « vitrification » de l’Union européenne. Une logique de dissuasion portée à ébullition. La Russie dispose de 6 600 têtes nucléaires et d’une avance technologique estimée à sept années sur les États-Unis, martèle-t-on à Moscou.
Pour comprendre cette fuite en avant, il faut remonter le fil d’un plan ourdi de longue date par le lobby de la finance anglo-américain. Des familles dont la fortune éclipse celle des Rothschild, propriétaires de la Lloyd’s, capable à elle seule d’assurer – ou de ne plus assurer – la totalité du trafic maritime mondial. Ce lobby, réuni dans la City, mise dès le début des années 2000 sur l’Ukraine comme cheval de Troie. En deux décennies, 50 % des terres agricoles du pays passent sous pavillon anglais. La corruption infiltre tous les étages de la société civile et militaire. Des milliers de jeunes Ukrainiens fuient. La CIA installe douze laboratoires d’armes bactériologiques, dont certains travaillent sur des virus ciblant exclusivement des ADN d’origine slave. Une provocation calibrée pour pousser Moscou à intervenir après avoir compté 18 000 morts dans le Donbass russophone, pilonné par des troupes formées et armées par les États-Unis et le Royaume-Uni.
La mécanique narrative est bien huilée. Quand des civils « politiquement corrects » sont menacés, l’Occident parle de devoir d’ingérence. Quand les Russes franchissent la frontière pour protéger leurs compatriotes, ils deviennent des agresseurs. Mais le piège a échoué. La population russe fait bloc derrière Vladimir Poutine. Le lobby tente alors le même scénario en Iran ; là encore, c’est l’échec, qui coutera aux Américains leurs bases militaires du Moyen-Orient.
C’est dans ce paysage de défaites qu’une lueur tactique surgit : le drone. La même arme qui avait fait plier Donald Trump en paralysant le détroit d’Ormuz peut-elle anéantir la logistique pétrolière russe ? L’Angleterre franchit le pas et livre 150 000 drones à l’Ukraine – de quoi saturer les défenses antiaériennes russes pendant cinq mois à raison de mille drones par jour. Ursula von der Leyen, présentée comme la porte-voix du lobby de la finance au sein de l’Union européenne, pousse alors les feux. L’objectif inavoué : pousser la Russie dans ses derniers retranchements jusqu’à ce qu’elle frappe une usine située sur le territoire de l’OTAN. Le simple effleurement du sol allié suffirait à actionner l’article 5 et à embarquer les États-Unis dans un conflit direct. Problème : Washington sacrifiera-t-il New York, Washington et une cinquantaine de métropoles pour une fabrique anglaise ? Rien n’est moins sûr.
Pendant que les Européens préparent leurs valises pour les vacances d’août, le compte à rebours s’égrène. Le monde a changé de grammaire stratégique. Le développement des BRICS a rendu les sanctions occidentales inopérantes. Au sein du bloc, quatre nations – Russie, Chine, Iran, Corée du Nord – cumulent un arsenal d’innovation militaire capable de détruire les États-Unis, non pas en visant leur seul territoire, mais en désintégrant leurs 750 bases à l’étranger. L’Iran chasse les Américains du Moyen-Orient ; la Corée du Nord tiendra en joue le Japon et la Corée du Sud ; la Chine, avec sa flotte de 70 sous-marins lanceurs d’engins nucléaires, couvrira la côte Ouest américaine. Nous n’y sommes pas encore. Mais jamais nous n’en avons été aussi près.
Notre source spécialiste des retombées nucléaires insiste : « Il ne s’agit pas de faire peur, il s’agit de se préparer. » Il rappelle que la dénomination de « bombe nucléaire tactique » est un mensonge journalistique. Il existe des explosions à basse altitude, sans retombées radioactives, et des explosions au sol, qui projettent des nuages mortels. Une détonation aérienne au-dessus d’Orléans n’affecterait pas Dijon ; au-dessus de Dijon, elle épargnerait Lyon. La connaissance, répète-t-il, sauvera dix fois plus de vies que l’ignorance. Il existe des techniques pour se protéger des retombées et des radiations nucléaires assez simple mais dont le gouvernement français ne parle pas, nous publierons dans les prochains jours un article dans ce sens.
L’Europe danse sur une corde raide, bercée par les discours hors sol d’Ursula von der Leyen. La première étape du scénario surviendra-t-elle avant ou après les congés d’été ? La réponse pourrait bien sceller le destin du continent.
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