Cotisations : le coup de rabot de trop qui menace l’emploi dans les Pyrénées-Orientales

C’est la douche froide pour les chefs d’entreprise catalans. [span_0](start_span)Alors que le SMIC s’apprête à grimper de 2,4 % de manière anticipée dès le 1er juin prochain[span_0](end_span), le Gouvernement choisit ce moment précis pour porter un nouveau coup de canif à leur trésorerie. [span_1](start_span)Par la voix du ministre des Comptes publics, l’exécutif annonce le gel du barème des exonérations de cotisations patronales[span_1](end_span). Un signal désastreux pour l’activité économique locale.

Une « double peine » infligée aux entreprises

Pour le tissu économique des Pyrénées-Orientales, l’addition s’avère particulièrement salée. [span_2](start_span)En choisissant de geler ces allègements, l’État prive les entreprises de la bouée d’oxygène qui limitait jusqu’ici l’impact du coût du travail[span_2](end_span). [span_3](start_span)Les patrons se retrouvent ainsi pris en étau : ils doivent à la fois absorber la hausse mécanique des salaires et faire une croix sur plus de 2 milliards d’euros d’allègements fiscaux[span_3](end_span).

[span_4](start_span)« C’est le quatrième coup de « rabot » en seulement trois ans »[span_4](end_span).

Une régularité dans la ponction qui exaspère le monde économique. Pourtant, le front syndical patronal fait bloc de manière inédite. [span_5](start_span)MEDEF, CPME, U2P, UDES et FNSEA : l’ensemble des organisations représentatives a alerté solennellement le Premier ministre[span_5](end_span). En vain. [span_6](start_span)Ce coup de vis fiscal n’épargne personne et frappe toutes les entreprises, peu importent leur taille, leur secteur ou leur ancrage géographique[span_6](end_span).

Salariés et demandeurs d’emploi en première ligne

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Cette décision intervient dans un climat macroéconomique déjà lourdement dégradé, marqué par les tensions persistantes au Moyen-Orient, une recrudescence locale et nationale des dépôts de bilan, et une courbe du chômage qui repart à la hausse[span_7](end_span). [span_8](start_span)Fragiliser davantage les employeurs dans ce contexte relève, pour les acteurs de terrain, du contresens économique[span_8](end_span).

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Au bout de la chaîne, ce sont les salariés et les demandeurs d’emploi qui vont directement trinquer[span_9](end_span). [span_10](start_span)Plus de charges sur les entreprises, c’est très concrètement moins de marge de manœuvre pour revaloriser les salaires et une baisse drastique des intentions d’embauche[span_10](end_span).

L’erreur de ciblage du Gouvernement

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Si la maîtrise du déficit public est un impératif que personne ne nie, la méthode employée fait l’unanimité contre elle[span_11](end_span). [span_12](start_span)Pour Julien Coulomb, président du Medef des Pyrénées-Orientales, l’État se trompe de cible : le redressement des finances publiques doit impérativement passer par la réduction des dépenses de l’État, et certainement pas par une augmentation déguisée de la fiscalité sur le travail[span_12](end_span). À force de raboter la compétitivité, le Gouvernement risque surtout de scier la branche sur laquelle repose la croissance.

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