Dans les Pyrénées-Orientales, le pouvoir d’achat devient un véritable champ de bataille politique. À Perpignan, La France Insoumise 66 lance une campagne d’action départementale avec une promesse affichée : défendre à la fois le portefeuille des habitants… et leur « pouvoir de vivre ». 0
Carburants, énergie, alimentation : pour de nombreux ménages, la facture explose. Dans son communiqué, le mouvement dénonce une inflation alimentée selon lui par « la spéculation » et les « marges indécentes » réalisées par certains grands groupes énergétiques comme TotalÉnergies.
Mais pour les Insoumis, la crise actuelle ne se résume pas au contexte international. Le parti pointe également la responsabilité des politiques nationales menées ces dernières années. En ligne de mire : les gouvernements Macron et leurs choix économiques jugés « austéritaires » et « inégalitaires ».
Dans un département où les taux de pauvreté et de précarité restent parmi les plus élevés de France, le discours trouve un écho particulier. Les récentes mobilisations sociales dans plusieurs entreprises et établissements de santé du territoire, notamment chez Cémoi ou dans les cliniques, illustrent une tension sociale qui ne retombe pas.
Sur le terrain, La France Insoumise 66 entend désormais aller à la rencontre des habitants pour défendre les propositions de son programme « L’Avenir en commun ». Parmi les mesures avancées : le blocage des prix des carburants et de l’énergie, la taxation des superprofits des multinationales, la hausse du SMIC et des salaires, la défense des services publics ou encore la réduction du temps de travail.
« Le pouvoir d’achat ne suffit plus, il faut aussi retrouver un pouvoir de vivre », martèle le mouvement. Derrière le slogan, une idée : remettre la question du partage des richesses au centre du débat public.
Dans les Pyrénées-Orientales, où chaque hausse de prix se ressent immédiatement dans le quotidien des familles, la bataille du porte-monnaie s’annonce plus politique que jamais.









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