Les Diplomates chypriotes sous le feu des critiques, l’Andorre, elle se positionne face à l’Espagne à contre-courant

Barcelone, le 28 janvier 2026. La scène interroge et dérange. Tandis que l’Espagne envisage de retirer leur visa et même leur immunité diplomatique, des représentants de la République de Chypre sont reçus avec les honneurs en Andorre. En toile de fond : de graves accusations d’atteinte à la liberté de la presse.

Le journaliste et écrivain David Castillo, né à Barcelone et réalisateur du documentaire « Chypre : l’île divisée », sort de sa réserve. Il dénonce publiquement la réception institutionnelle organisée en Andorre en l’honneur de l’ambassadeur chypriote Michalis Ioannou et de la consule Christina Makridou. Une réception qui intervient quelques jours seulement après que ces deux diplomates ont été accusés de violations des droits de l’homme, notamment du droit fondamental à la liberté d’expression et de la presse.

Selon le journaliste, les faits se déroulent sur le territoire espagnol. Il affirme avoir subi des pressions directes de la part des autorités diplomatiques chypriotes afin de conditionner son travail professionnel. Plus grave encore : l’exigence du transfert de documents journalistiques inédits, protégés par le secret des sources, comme préalable à toute collaboration institutionnelle. Une ligne rouge franchie.

L’affaire prend rapidement une dimension internationale. Elle est portée devant plusieurs institutions européennes et internationales, tandis qu’une plainte auprès des Nations Unies est annoncée comme imminente. À Madrid, le ministère espagnol des Affaires étrangères envisage officiellement le retrait de l’immunité diplomatique des responsables impliqués.

Le mandat diplomatique n’est pas un simple protocole. Il constitue l’autorisation formelle permettant à un ambassadeur ou à un consul d’exercer ses fonctions dans un pays étranger. Son retrait signifie une rupture de confiance et peut conduire à une fin anticipée des missions diplomatiques. Une sanction rare, réservée aux situations les plus graves.

Dans ce contexte, David Castillo se dit profondément inquiet. Il juge incompréhensible que, pendant que l’Espagne étudie l’une des mesures diplomatiques les plus sévères, l’Andorre — son pays de nationalité — déroule le tapis rouge à ces mêmes représentants. Une dissonance politique qui soulève de lourdes questions.

Déterminé, le journaliste assure qu’il continuera à utiliser tous les moyens légaux, institutionnels et internationaux à sa disposition. Son objectif est clair : défendre la liberté de la presse et empêcher que de telles pressions ne deviennent une norme tolérée. Pour lui, l’information ne se négocie pas, elle se protège.

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