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Chers lecteurs, chers défenseurs de l’information libre, l’actualité brûlante de ces dernières 48 heures concerne directement notre capacité à nous exprimer et à nous informer sans filtre. Le Conseil de l’Union européenne vient de franchir une étape cruciale en adoptant sa position révisée sur le règlement surnommé « Chat Control » (CSAM Regulation). Présentée comme « volontaire », cette mesure est en réalité la porte ouverte à une surveillance massive de nos communications, même sur des messageries chiffrées comme Signal ou WhatsApp. La punchline est simple : on nous vend un bouclier, on nous impose une laisse.

Cette initiative européenne n’est qu’une partie de l’équation. En parallèle, en France, le gouvernement d’Emmanuel Macron remet le couvert avec une volonté claire de verrouiller le net. Contrôle strict des algorithmes, transparence forcée sur les « biais politiques » et une menace limpide d’interdire les plateformes qui refuseraient de se plier aux exigences européennes. En clair, l’étau se resserre à une vitesse vertigineuse sur notre liberté d’expression en ligne.

Lorsque cette censure totale sera déployée, les géants du web (YouTube, Facebook, X, etc.) courberont l’échine, comme ils l’ont déjà fait par le passé. Une seule question demeure : où pourra-t-on encore parler librement, publier sans crainte et s’informer sans filtre dans les Pyrénées-Orientales et ailleurs ?

L’équipe de CrowdBunker, la plateforme à l’origine de cette alerte, rappelle qu’elle est 100 % financée par ses utilisateurs, sans aucun investisseur, État ou fonds externe. C’est, selon eux, la seule garantie d’être incensurable. Un bunker, ça se bâtit avant la tempête, pas pendant. Leur appel aux dons est jugé urgent, car dans quelques mois, disent-ils, il sera trop tard pour renforcer la seule alternative qui se dresse face à cette vague de contrôle.

Si vous tenez à un espace libre et non censuré, même un don de 2 € ou 5 € peut faire la différence. C’est un bout de mur supplémentaire pour protéger notre liberté commune. L’heure n’est plus à l’attentisme : la liberté en ligne est un enjeu local qui nécessite une mobilisation générale.

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