On l’a aimé, on l’a détesté, mais il a fait parler de lui. Le fameux rond-point au Cadran Solaire, érigé pour la modique somme de près de 400 000 euros par Perpignan Méditerranée Métropole, est plus qu’une simple infrastructure : c’est une star controversée.

Pour beaucoup, l’œuvre est devenue le symbole parfait de la « gabgie de l’argent public », ce qui lui a valu d’être l’un des points de ralliement emblématiques des Gilets Jaunes Catalans. Une contestation qui, il faut le dire, était on ne peut plus légitime au vu de la facture.

L’apothéose du ridicule a été atteinte avec un podium national : le rond-point a été élu le deuxième plus moche de France. Un trophée dont on se serait bien passé dans les Pyrénées-Orientales, mais qui, ironiquement, lui confère une notoriété que l’on n’aurait jamais imaginée.

Mais l’histoire de ce monument ne s’arrête pas à la moquerie. Le Mouvement Agissons, toujours prompt à retourner une situation, y voit une opportunité en or. Son emplacement stratégique, à l’entrée de Perpignan, pourrait en faire un outil de promotion massif.

La punchline est simple : détournons l’objet de la discorde en vitrine de nos atouts. Les décisionnaires économiques sont appelés à utiliser cet espace pour mettre en avant notre culture, nos produits agricoles et, bien sûr, nos excellents vins. De risée nationale, l’ex-cadran solaire pourrait devenir un fabuleux panneau d’affichage géant pour les richesses du Pays Catalan.

Un revirement inattendu qui prouve que même le gâchis le plus visible peut être transformé en coup de maître communicationnel. Le maire du Barcarès, Alain Ferrand, maître incontesté de l’art de la communication, ne dirait pas le contraire. À l’heure où l’on débat encore de sa moralisation, forcé de constater qu’il a le sens du spectacle. Maintenant, c’est à nous de jouer !

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