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C’est une véritable catastrophe qui frappe de plein fouet l’agriculture des Pyrénées-Orientales. La tempête Nils, d’une violence rare, laisse derrière elle un paysage de désolation et des dégâts considérables sur l’ensemble du département. Un coup dur alors que les professionnels de la terre luttent déjà au quotidien.

« Une situation particulièrement préoccupante »

Les premiers constats de terrain dressent un tableau alarmant. Partout dans la plaine du Roussillon et la vallée de la Têt, les exploitations subissent des dégradations majeures. Les hangars sont endommagés, les toitures en tôle ou Everite cèdent sous la force des rafales. On déplore des bâches arrachées, des verres de serres brisés et des tunnels plastiques écrasés par tronçons.

Mais l’inquiétude se concentre surtout sur les cultures. L’artichaut, figure emblématique de notre terroir, est la principale victime. À quelques jours seulement du début de la récolte, de très nombreuses parcelles montrent des plantes couchées, souvent cassées au collet. Le volume important des plants combiné à l’humidité des sols a transformé ces champs en cibles faciles pour le vent. La Chambre d’Agriculture parle d’ores et déjà d’une « situation particulièrement préoccupante ».

Olivier déraciné, volailles perdues : les fonds des exploitations touchés

Au-delà des récoltes, les pertes de fonds sont importantes. À Passa, un tiers des oliviers est couché. Des haies entières, des cyprès et des peupliers sont déracinés. Pire, des chutes d’arbres écrasent des vergers (pêchers, abricotiers, kiwis) avec leur palissage. Dans les élevages, les toitures arrachées entraînent la perte de volailles.

Face à l’ampleur du désastre, la Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Orientales ne reste pas inactive. Elle contacte immédiatement la DDTM pour enclencher plusieurs procédures d’urgence :

  • Une procédure de pertes de récolte ISN est déclenchée pour l’artichaut.
  • Une procédure de pertes de fonds est engagée pour les oliviers et les arbres de haies.

Des tournées de terrain vont être organisées pour mesurer précisément l’étendue des pertes. En parallèle, l’instance lance les démarches nécessaires pour solliciter la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Les agriculteurs sont appelés à se signaler massivement auprès de la Chambre d’Agriculture afin d’alimenter le recensement et d’être accompagnés dans leurs démarches. Quant aux dégâts sur les serres et les bâtiments, considérés comme des risques assurables, les producteurs doivent se rapprocher sans tarder de leurs assureurs.

Le département est sous le choc, mais la solidarité et la mobilisation sont de mise pour soutenir les agriculteurs face à cet épisode climatique d’une rare violence.

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