Perpignan/Glorianes. Une tragédie bouleverse les Pyrénées-Orientales. Suite au suicide de Tehina, une jeune collégienne de 12 ans à Glorianes, la santé mentale de nos jeunes se retrouve au cœur du débat national. La sénatrice des Pyrénées-Orientales, Lauriane Josende, est montée au créneau cet après-midi au Sénat lors des Questions d’Actualité au Gouvernement (QAG), interpellant directement la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
La sonnette d’alarme est tirée : la détection de la souffrance psychologique extrême chez les adolescents est un échec social persistant. C’est le point essentiel soulevé par la sénatrice : « Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La difficulté persistante est celle de la détection de cette souffrance extrême. Or, des solutions très simples existent. »
Parmi ces solutions, l’élue catalane met en avant une initiative de terrain qui a déjà fait ses preuves : le dispositif de l’association « Les Papillons ». Fondée par Laurent Boyet, un policier perpignanais, cette méthode permet aux enfants de signaler anonymement et en toute confidentialité leur détresse grâce à un système de boîtes aux lettres installées dans les établissements publics.
L’interrogation est claire et nette : la ministre s’engagera-t-elle à généraliser ce dispositif, notamment dans les hôpitaux et les établissements pédiatriques ? La sénatrice souhaite en faire un « outil essentiel de détection, agréé par l’État ».
En réponse, la ministre Stéphanie Rist rappelle l’engagement de l’État depuis 2025 avec l’augmentation des moyens budgétaires. Elle souligne également le renforcement des structures existantes, citant le développement des Maisons des adolescents et le déploiement d’équipes mobiles de pédopsychiatrie. Une chose est certaine : la mise en œuvre de dispositifs de repérage précoce est jugée « impérieuse » par le gouvernement. L’ombre de la tragédie de Tehina plane sur ces annonces, rappelant l’urgence d’agir pour la santé mentale de notre jeunesse.









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