En cette journée symbolique du 9 décembre, marquant les 120 ans de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, le principe de laïcité est plus que jamais au cœur du débat dans les Pyrénées-Orientales. La Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE 66) monte au créneau et dénonce vertement la municipalité de Saleilles, l’accusant d’un acte contraire à ce principe fondamental de notre Constitution.
L’objet du courroux : un sondage paru dans le bulletin municipal de novembre 2025 de Saleilles, intitulé « Sondage pour les parents des enfants scolarisés à Saint Pierre La Mer à Saint-Cyprien ».
« C’est une incitation manifeste à contourner la carte scolaire », tonne la FCPE 66. En proposant de facto un accompagnement des familles vers l’enseignement privé, la municipalité irait à l’encontre de la mixité scolaire et sociale, et fragiliserait le collège public de secteur à Cabestany. La laïcité, ce n’est pas un principe à géométrie variable !
Le financement public du journal municipal pour promouvoir, même indirectement, une structure privée est un autre point de friction majeur. Mais ce n’est pas tout. La fédération s’insurge également contre l’éventualité de mettre en place des transports scolaires financés par l’argent public pour desservir un groupe scolaire privé de Saint-Cyprien.
Dans un département où, comme le rappelle la FCPE, la précarité est forte (32 % de la population perpignanaise vivant sous le seuil de pauvreté) et la mixité sociale et scolaire peu respectée, cette situation fait figure de véritable provocation.
Pour la FCPE 66, le message est clair : les élus de la République « doivent respecter les lois et notre Constitution, et le principe de laïcité n’a pas de double sens ! » L’association, par la voix de ses présidents Rémy Landri et Marc Zarcone, appelle à la vigilance contre cette « instrumentalisation et usurpation » du principe de laïcité.









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