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Marseille et Perpignan, même combat. C’est une véritable « chasse aux sorcières » que dénoncent les syndicats de La Poste, ciblant leurs représentants les plus combatifs. Dans les Bouches-du-Rhône, Yann Quay-Bizet, secrétaire général de Sud PTT en Provence-Alpes, subit une « avalanche de sanctions » depuis 2019. Un acharnement qui, selon le syndicat, « démontre les méthodes de management oppressives de la Direction » contre le droit syndical.

Mais l’onde de choc frappe désormais les Pyrénées-Orientales avec une violence inouïe. Samuel Toutain, militant Sud PTT basé à Perpignan, se voit infliger une révocation pure et simple en janvier 2026. Une décision « totalement infondée » et d’une brutalité politique rare, d’autant plus que le Premier Ministre autorise cet acte malgré l’avis défavorable de la Direction Générale du Travail. La Direction de La Poste sort le carton rouge, quitte à bafouer l’avis des inspecteurs du travail.

Le message est clair : la lutte ouvrière et le contre-pouvoir syndical sont dans le viseur. Pourtant, les pratiques défendues par Sud sont « garanties par la constitution », comme l’a rappelé le jugement prud’homal du 30 juin 2025 réhabilitant Yann Quay-Bizet. Le syndicat l’affirme : « Sud reste un contre-pouvoir, Yann l’incarne et c’est cela l’objet du délit ! »

Face à ce qu’il qualifie de « procédures politiques », un comité de soutien appelle à un rassemblement massif. Postier-es, militant-es, élu-es et citoyen-ne-s sont conviés à la grève et à la mobilisation ce mercredi 4 février 2026 à partir de 13h. Le rendez-vous est fixé devant la direction de La Poste, Place de l’Hôtel des Postes, à Marseille (Poste Colbert). Un déplacement qui prend désormais une résonance toute particulière pour les militants catalans, solidaires de leur camarade de Perpignan.

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