L’Office Français de la Biodiversité (OFB) met les pieds dans le plat. Depuis le début de l’année 2025, une vague d’opérations de police inédite frappe le territoire national pour débusquer l’utilisation illicite de produits phytopharmaceutiques, ces fameux « pesticides ». Et les Pyrénées-Orientales ne font pas exception : le bilan local vient de tomber, et il est sans appel.
Fin de partie pour les jardiniers hors-la-loi
Vous pensiez que c’était sans risque d’acheter ces produits interdits sur internet ? Détrompez-vous. L’OFB passe à la vitesse supérieure. Après avoir ciblé les vendeurs, l’Office se concentre désormais sur les acquéreurs et utilisateurs. Le message est clair : l’interdiction d’utiliser des pesticides de synthèse pour les particuliers et les professionnels non agréés, en vigueur depuis le 1er janvier 2019, est une loi que l’on ne peut plus contourner. Acheter ces produits, c’est s’exposer à des poursuites pénales.
Un bilan qui fait mouche dans les Pyrénées-Orientales
Si la région Occitanie totalise 120 opérations et plus de 130 litres de produits saisis (l’équivalent de 130 hectares de traitement évité), l’action locale dans le 66 montre que la vigilance est de mise :
- 3 opérations de contrôle sont menées sur le département.
- 3,5 kilogrammes de produits sont saisis, empêchant ainsi leur usage.
- 3 infractions sont relevées.
Ces produits, souvent acquis illégalement et hautement concentrés, sont un cocktail explosif. Les agents de l’OFB constatent que la grande majorité des utilisateurs méconnaissent les règles de dilution et n’utilisent aucune protection. Un danger direct pour la santé humaine, notamment celle des enfants et des personnes vulnérables au foyer, sans parler des ravages sur l’environnement et la biodiversité.
L’OFB ne lâche rien : l’opération continue
Face à un nombre conséquent de revendeurs et à des enjeux financiers importants, l’Office français de la biodiversité annonce la couleur : cette action va se poursuivre et être reconduite régulièrement. L’objectif est double : réduire drastiquement la demande et retirer du marché ces substances toxiques. Car derrière l’apparence d’un jardin parfait se cache une menace bien réelle pour l’eau et les écosystèmes. La biodiversité est en jeu, et la loi est désormais sans pitié.
L’OFB rappelle que les pesticides sont des produits toxiques, réservés à un usage professionnel encadré, et qu’ils sont responsables du déclin des insectes et de l’abandon de milliers de captages d’eau potable. Agir, c’est protéger.









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