C’est un répit pour l’agriculture locale, mais pas une victoire définitive. La Confédération Paysanne des Pyrénées-Orientales (66) salue la toute récente décision du Parlement Européen de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne concernant l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Un « pas en arrière » de l’Europe qui galvanise les troupes sur le terrain.
La mobilisation Paie : un rapport de force en plein basculement
L’information est tombée ce vendredi 23 janvier 2026 : après des années de combat syndical, les lignes bougent enfin. Le Parlement Européen vote la saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Une décision passée à seulement dix voix près. Pour la Confédération Paysanne 66, ce basculement est un signal fort : « Nos mobilisations payent ! » clame l’organisation. Il y a quelques semaines encore, la majorité des eurodéputés affichait un soutien à l’accord. Aujourd’hui, la donne change.
Un traité « mortifère » pour la Souveraineté Alimentaire
Dans un communiqué de presse incisif, le syndicat des Pyrénées-Orientales maintient la pression. Il rappelle que ce traité, au même titre que tous les accords de libre-échange, est considéré comme « mortifère pour notre agriculture et notre souveraineté alimentaire ». L’enjeu est clair : les agriculteurs des P-O, qu’ils soient spiruliniers comme Mirabelle Lelièvre, vignerons comme François Douville ou maraîchers comme Eloi Grau, co-porte-paroles du mouvement, appellent à « les combattre de toutes nos forces ».
Le message est sans ambiguïté : rien n’est acquis, et la vigilance reste totale. La Cour de Justice doit désormais vérifier la conformité du texte avec les traités européens. En attendant, le combat pour la défense d’une agriculture paysanne locale et durable se poursuit dans les Pyrénées-Orientales, loin de vouloir « lâcher l’affaire ».










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