C’est un enjeu majeur pour les locuteurs du catalan, y compris dans nos Pyrénées-Orientales. Le statut de langue officielle de l’Union Européenne est à portée de main pour le catalan, mais la bataille se joue désormais sur le terrain juridique et diplomatique.
Une délégation de l’ONG Plataforma per la Llengua a rencontré l’ambassadeur espagnol auprès de l’Union Européenne, Marcos Alonso, le vendredi 20 octobre. L’objectif était clair : enfoncer le clou sur la légitimité légale de la demande. Après avoir mobilisé des universitaires, l’organisation a transmis un message sans appel : « Le régime linguistique européen a toujours fait preuve de flexibilité. Il n’y a absolument aucun obstacle de droit primaire pour que le catalan rejoigne la liste des langues officielles », affirme Pol Cruz-Corominas, coordinateur de la campagne.
C’est une véritable punchline adressée aux États membres réticents. L’argumentaire est désormais béton. L’exclusion du catalan, sans justification légale valable, est considérée comme « une forme de discrimination » sous le droit international, selon Fernand de Varennes, rapporteur de l’ONU, qui s’était exprimé lors d’une conférence au Parlement européen le 26 septembre.
La campagne « Say Yes » passe à la vitesse supérieure avant le prochain Conseil de l’UE à Luxembourg. Pour lever les dernières oppositions, la Plataforma per la Llengua a notamment coordonné des maires catalans de villes jumelées avec des cités suédoises. Leur mission ? Faire pression directement sur Stockholm, l’un des gouvernements les plus hésitants lors de la dernière réunion du Conseil. L’enjeu dépasse les frontières administratives et devient un véritable effort citoyen et politique.
Le message est envoyé : le dossier catalan est solide, juridiquement inattaquable et politiquement soutenu. Le compte à rebours est lancé pour faire de l’officialité une réalité.









Laisser un commentaire