Le journal catalan relaie l’enquête choc de l’association FUTUR qui lève le voile sur le Concours d’Animaux de Boucherie de « Haute Qualité » de Cholet Agglomération. Derrière les rubans et les jugements de carcasse, une réalité brutale et insoutenable a été documentée : celle de la souffrance animale.
Douze heures d’attente, de bruit et de négligence
Le 27 novembre dernier, des bovins destinés à la boucherie ont été soumis à un calvaire qui s’est étiré sur près d’une journée. Les enquêteurs de FUTUR ont observé des animaux attachés toute la journée la tête baissée
, en violation du règlement sanitaire. « Les cordes étaient si serrées que les vaches ne pouvaient même pas lever la tête », un constat glaçant pour des êtres sensibles exposés au bruit et à la foule pendant des heures, souvent jusqu’à minuit passé. C’est une mise à mort lente avant l’heure, qui les traite comme de simples objets.
Blessures, sang et excuses minimisantes
Le spectacle de la souffrance a atteint son paroxysme avec l’observation de trois vaches qui ont saigné abondamment
et présentaient des blessures aux genoux. Face à cette urgence, aucune intervention de soins n’a été constatée. Les organisateurs ont minimisé la gravité, déclarant froidement : Elles se sont tapé la tête
. Pourtant, la science vétérinaire rappelle que des blessures comme la fracture d’une corne sont souvent le résultat de conditions de transport ou de contention inadaptées. Une excuse qui ne tient pas la route face à la négligence documentée.
L’engraissement intensif : un prix trop lourd à payer
La détresse des animaux ne s’arrête pas là. Nombre d’entre eux ont été observés sans eau ni foin, ce qui est critique pour ces ruminants. L’absence de mastication et de fibres provoque des douleurs abdominales et un stress sévère. Ces animaux d’exception
, musclés à l’excès, sont le résultat d’un engraissement intensif. L’appellation « animal d’exception » est un euphémisme pour désigner une bête soumise à une alimentation non physiologique. Une pratique qui, selon l’EFSA, augmente les risques d’acidose, de boiteries et de maladies.
L’appel aux sponsors : choisir l’éthique plutôt que le profit
Ces événements continuent d’être financés par de grandes institutions comme le Crédit Agricole, Groupama et le Crédit Mutuel. FUTUR les interpelle : « Soutenir la violence envers des êtres sensibles n’a aucune légitimité ». L’association appelle ces entreprises à cesser immédiatement d’être complices d’une exploitation documentée. La société évolue, et ces pratiques ne correspondent plus aux valeurs de respect et de compassion que le journalisme des Pyrénées-Orientales souhaite promouvoir.
Face à ce constat, l’association FUTUR lance une pétition pour mettre fin à ces foires de boucherie qui traitent les animaux comme de simples marchandises. « Pour bâtir un monde plus bienveillant, il faut d’abord changer notre regard sur les animaux », affirme Vuk, responsable enquête de l’association.









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