Perpignan – Le préfet des Pyrénées-Orientales a officialisé ce lundi 8 décembre un document très attendu : la carte de route du photovoltaïque au sol. Après des mois de débat, l’équation impossible entre production d’énergie verte et préservation de l’assiette agricole a enfin trouvé un début de solution.
Fin de la récréation pour les panneaux solaires géants.
Inspiré par la loi d’accélération des énergies renouvelables de mars 2023, ce document-cadre trace des lignes rouges strictes. Désormais, toute installation photovoltaïque au sol est interdite en dehors des zones qu’il a spécifiquement identifiées comme éligibles. Le message est clair : le soleil, oui, mais pas à n’importe quel prix. Il s’agit de garantir que le développement des centrales solaires ne se fasse pas au détriment des terres agricoles, naturelles et forestières du département.
Ce travail n’est pas le fruit du hasard, mais d’une collaboration musclée lancée au printemps 2024 avec la Chambre d’Agriculture. Représentants du monde agricole, de la filière énergie, élus locaux et la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) ont tous eu leur mot à dire. Après une phase de consultation publique, la version définitive a été arrêtée.
Le bilan est précis : 200 hectares sont officiellement cartographiés comme « potentiellement mobilisables ». À cela s’ajoutent des zones spécifiques, souvent dégradées, comme les sites pollués ou les anciennes carrières. Attention, l’inscription d’un terrain sur cette liste verte n’est pas un blanc-seing : chaque projet devra suivre le parcours réglementaire classique pour obtenir une autorisation de construire.
Le document-cadre est accessible dès maintenant sur le site des services de l’État dans les Pyrénées-Orientales. Une nouvelle ère s’ouvre pour l’énergie solaire, encadrée et protectrice du paysage local.









Laisser un commentaire