C’est une nouvelle qui fait souffler un vent d’apaisement sur les Pyrénées-Orientales. Face aux inquiétudes légitimes concernant la qualité sanitaire des produits importés, les autorités avaient donné un coup de semonce. Depuis l’arrêté interministériel du 5 janvier 2026, l’importation et la mise sur le marché de végétaux traités avec des substances dangereuses et interdites dans l’Union Européenne sont formellement prohibées.
L’enjeu est de taille : s’assurer que l’ère du « deux poids, deux mesures » est bel et bien révolue. C’est dans ce contexte tendu que la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) et le Service Régional de l’Alimentation (SRAL) Occitanie ont mené l’enquête. Entre le 16 février et le 4 mars, ces services procèdent à une campagne de prélèvements musclée au cœur du Grand Marché Saint-Charles à Perpignan.
Citrons verts, oranges, clémentines, mandarines, mais aussi des produits exotiques comme les mangues, les papayes et les avocats : plusieurs familles de produits aux origines diverses passent sous le microscope des laboratoires. Le verdict tombe aujourd’hui : les résultats de cette vaste série d’analyses ne révèlent aucune infraction à l’arrêté gouvernemental. Une première victoire pour la filière et la protection du consommateur.
Loin d’être un coup d’épée dans l’eau, cette vague de contrôles s’inscrit dans une surveillance continue. Chaque année, la DDPP réalise près de 200 prélèvements dans le département. Des efforts qui viennent s’ajouter à la vigilance quotidienne des professionnels de Saint-Charles, premiers garants de la salubrité. Ils effectuent eux-mêmes des analyses de résidus de pesticides, ciblant notamment les cinq substances actives concernées par la nouvelle réglementation. Le message est clair : la qualité est au rendez-vous.









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