L’onde de choc est violente et le constat sans appel. La Cour des comptes vient de publier un rapport qui fait l’effet d’une bombe dans les Pyrénées-Orientales. En cause : la fraude massive aux cartes grises, un scandale directement lié à l’externalisation des démarches d’immatriculation des véhicules. Cette dérive, soulignent les magistrats, coûte cher, très cher, aux collectivités territoriales.
Le 12 mars 2026 marque un tournant. Le bilan dressé est « alarmant » : des pertes financières considérables s’abattent sur nos communes et intercommunalités. La pilule est amère : ce sont les collectivités, pourtant étrangères à ce dispositif, qui se retrouvent à éponger les ratés d’une prérogative régalienne de l’État. C’est le monde à l’envers, une situation jugée « inacceptable » par de nombreux élus.
Face à ce désastre financier qui menace l’équilibre des budgets locaux, la Sénatrice des Pyrénées-Orientales, Lauriane Josende, monte au créneau. Elle dégaine une Question écrite pour interpeller directement le Gouvernement. Son objectif est clair : pas de temps à perdre. Elle exige de connaître les « mesures immédiates » qui seront mises en œuvre pour stopper net ces pratiques frauduleuses.
L’enjeu est double : faire cesser l’hémorragie financière et, surtout, sécuriser « durablement » l’intégralité du système d’immatriculation. Une exigence de transparence et de rapidité que la population des Pyrénées-Orientales attend désormais de l’État. Le dossier n’est pas près d’être classé.









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