,

Canet-en-Roussillon. Le scénario semblait écrit pour durer, il se termine net. Elias Kerbouch, alias Ganito, l’un des fugitifs les plus recherchés de France, est interpellé hier soir vers 21 heures dans la station balnéaire des Pyrénées-Orientales. À quelques kilomètres de l’Espagne, la fuite s’arrête. Rideau.

Treize jours. Neuf cents kilomètres. Et au bout, la BRI qui referme l’étau. L’arrestation est propre, rapide, efficace. Un coup de filet salué jusqu’au sommet de l’État. Le fugitif, considéré comme dangereux et violent, n’ira pas plus loin.

Car cette cavale avait tout d’un film. Le début ? Une évasion spectaculaire de la prison de Villepinte. Deux faux policiers, un faux mandat, une extraction digne d’un polar. Pendant deux jours, personne ne voit rien. Puis l’alerte tombe, et avec elle, une traque nationale d’une rare intensité.

Les enquêteurs ne lâchent rien. Chaque indice compte, chaque déplacement est scruté. “Dès son évasion, nous exploitons tous les éléments techniques pour localiser le fugitif”, confie une source proche du dossier. La mécanique est implacable. Et à l’approche de la frontière, le piège se referme.

Ganito n’est pas un novice. Multirécidiviste, il traîne derrière lui un lourd passé judiciaire. Depuis l’adolescence, les séjours hors des murs se comptent en semaines. Condamné à sept ans de prison en 2024 pour une série de cambriolages, il est également soupçonné d’avoir orchestré, depuis sa cellule, des homejackings visant des personnalités. Parmi elles : le gardien du PSG Gianluigi Donnarumma ou encore le chef étoilé Simone Zanoni.

Et puis il y a l’ironie, presque cruelle. Elias Kerbouch est interpellé le soir même de ses 21 ans. Un anniversaire sous les menottes. Un retour brutal à la réalité judiciaire.

Ce lundi, il doit être présenté à un juge à Perpignan avant un transfert vers la région parisienne. La justice reprend la main. Et cette cavale éclair, aussi spectaculaire qu’elle a commencé, se termine comme souvent : par une arrestation sans appel.

Treize jours de liberté. Une éternité pour certains. Un simple sursis pour la loi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *