L’histoire est digne d’un scénario hollywoodien, mais elle est bien réelle. Une vétérinaire originaire de Perpignan a non seulement vaincu sa phobie paralysante des araignées, mais elle est allée jusqu’à écrire un livre pour réhabiliter ces petites bêtes mal-aimées. De la terreur à la fascination, c’est l’incroyable « mue » de Jessica Jousse Baudonnet.
Quand la tégénaire sème la terreur
Pour beaucoup, l’idée d’une araignée à la maison est un désagrément. Pour Jessica, enfant des Pyrénées-Orientales, c’était un cauchemar durable. Une rencontre traumatisante avec une tégénaire à l’âge de 12 ans a déclenché une arachnophobie si profonde qu’elle a, un temps, choisi de fuir la campagne pour ne plus croiser ces arthropodes. « Il était impossible de les craindre plus que moi », a-t-elle confessé, résumant l’intensité de son ancienne peur.
Le burn-out, l’araignée et la renaissance
Paradoxalement, c’est un autre « monstre » qui va changer sa trajectoire : l’épuisement professionnel. Vétérinaire passionnée, Jessica a été rattrapée par un burn-out. C’est à ce moment de fragilité que deux rencontres vont agir comme un antidote. La première, celle d’un ami passionné par le monde des petites bêtes. La seconde, beaucoup plus inattendue : Ichi, une araignée sauteuse (Phidippus regius) accueillie dans un terrarium.
Contre toute attente, l’ancienne arachnophobe se découvre fascinée par cette nouvelle colocataire, « aussi agile, territoriale et silencieuse qu’un chat ». L’observation minutieuse de ces créatures ingénieuses lui a ouvert les yeux sur le vivant et sur sa propre capacité à surmonter la peur par la connaissance et l’empathie. Comme quoi, même la phobie la plus tenace peut être guérie par une simple curiosité.
Une avocate du vivant originaire de Perpignan
Aujourd’hui, Jessica Jousse Baudonnet ne se contente plus d’observer : elle partage sa nouvelle passion. Elle est l’autrice de l’ouvrage Ce que les araignées m’ont appris (éditions TANA), un récit intime qui entrelace son parcours de guérison avec une réflexion poétique sur la nature et les animaux mal-aimés.
Elle anime également une chaîne YouTube, Terrapodia, suivie par plus de 219 000 abonnés, et multiplie les actions de vulgarisation. De Perpignan au Luberon, où elle vit aujourd’hui, elle est devenue l’une des avocates les plus dévouées des araignées. Un bel exemple qui prouve que se réconcilier avec la nature, c’est aussi se réconcilier avec soi-même. À découvrir absolument !









Laisser un commentaire