Hier au Sénat, l’examen du Budget de la Justice pour 2026 a pris une tournure très locale grâce à l’intervention remarquée de Lauriane Josende, sénatrice des Pyrénées-Orientales et Rapporteure pour avis. Elle a non seulement validé les crédits proposés, mais a aussi envoyé un message d’une clarté percutante au Gouvernement : l’argent ne fait pas tout.
L’engagement financier salué, mais…
Côté bonnes nouvelles, l’État maintient le cap de la loi d’orientation et de programmation. L’engagement budgétaire est respecté, promettant l’arrivée d’un grand nombre de magistrats et de greffiers dans nos juridictions. Une bouffée d’air frais essentielle, notamment pour les tribunaux des P-O.
La sénatrice a également salué la maîtrise significative des dépenses et de nouvelles recettes malines, comme la possibilité de mettre les frais d’enquête à la charge de la personne condamnée. Mais l’enthousiasme est tempéré par une exigence de terrain. Comme l’a souligné l’élue : « L’argent, c’est bien. L’efficacité, c’est mieux ! »
Un « OUI » conditionnel : l’ultimatum de l’efficacité
Malgré l’avis favorable à l’adoption des crédits émis au nom de la Commission des Lois, la vigilance est de mise. L’élue des Pyrénées-Orientales a rappelé les « fragilités qui persistent » dans des domaines cruciaux : l’organisation générale des services, le numérique (dont les outils informatiques font régulièrement débat) et l’immobilier judiciaire.
Pas question de s’endormir sur la trajectoire budgétaire. Le vote positif est assorti d’une « exigence claire que ces moyens se traduisent concrètement par une Justice plus efficace et mieux organisée sur l’ensemble du territoire. » En clair, Lauriane Josende a posé un ultimatum amical : les moyens financiers sont là, maintenant, l’État doit prouver que l’organisation suit pour que les justiciables et les professionnels des P-O voient un changement palpable.










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