Perpignan retient son souffle, mais ne cède pas au chaos. Ce samedi 24 octobre, le pavé catalan voit défiler 1 500 personnes rassemblées dès la matinée place de Catalogne. Si la contestation débute dans un calme relatif en respectant le périmètre balisé par l’arrêté préfectoral, l’étincelle ne tarde pas à jaillir.
En plein cœur de journée, la mécanique déraille : un groupe dissident d’environ 500 individus décide de forcer le passage pour investir l’hypercentre. Face à eux, le verrou policier ne plie pas. La réponse sécuritaire est immédiate et millimétrée. Résultat des courses : 21 interpellations et 4 gardes à vue. Bilan matériel ? Zéro casse. Une victoire nette pour les forces de l’ordre qui évitent le saccage des vitrines.
Sur les axes stratégiques, le mot d’ordre est clair : fermeté totale. Aucun blocage n’est à signaler sur l’A9, ni aux péages nord et sud, ni aux abords des zones commerciales sous haute protection de la gendarmerie nationale. En ville, policiers nationaux et municipaux quadrillent le terrain, sous le regard attentif du préfet Pierre Regnault de la Mothe et du patron de la police des Pyrénées-Orientales, Laurent Astruc, tous deux aux manettes depuis le centre de commandement.
Même si la préfecture note une ambiance nettement moins explosive que le week-end dernier, pas question de baisser la garde. Le préfet sort la carte de la fermeté : un couvre-feu strict frappe tous les mineurs dès 19h30 ce samedi soir jusqu’à 6h dimanche matin. Le message est limpide : la nuit ne servira pas d’exutoire aux casseurs.









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