Coup de filet au péage du Boulou : plus d’un million d’euros de cocaïne intercepté par les douanes

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L’autoroute A9 confirme son statut de couloir sous haute tension. En l’espace de quelques semaines, les douaniers de la brigade de surveillance intérieure (BSI) du Perthus mettent la main sur 16 kilos de poudre blanche à la barrière de péage du Boulou. Valeur estimée sur le marché noir : plus d’un million d’euros. Deux voyages, deux caches élaborées, mais une seule destination finale : la prison de Perpignan.

Un plancher pas si net

Le premier acte se joue le 10 août 2026. Dans le sens Espagne-France, les agents ciblent un véhicule immatriculé en France. À bord, un conducteur visiblement fébrile. Les explications sonnent faux, certains détails mécaniques clochent : le flair des douaniers fait le reste. Les agents poussent l’inspection et découvrent un caisson spécialement aménagé sous le plancher arrière. À l’intérieur, six kilos de cocaïne soigneusement empaquetés.

Remis à l’Office anti-stupéfiants (OFAST) de Perpignan, le chauffeur passe en comparution immédiate le 14 août. Le tribunal tranche : deux ans de prison dont un ferme, interdiction du département et une amende douanière salée de 270 000 euros.

La console centrale sonne creux

Nouvel épisode le 7 septembre 2026, toujours au péage stratégique du Boulou. Cette fois, les douaniers arrêtent une voiture aux plaques italiennes. L’automobiliste assure rentrer paisiblement chez lui en Italie après un séjour en Espagne. Mauvaise pioche. Les douaniers inspectent l’habitacle et repèrent une cavité secrète logée au cœur de la console centrale. Ils en extraient dix kilos supplémentaires de poudre.

Jugé le 10 septembre à Perpignan, le verdict est sans appel : trois ans de prison ferme avec maintien en détention, dix ans d’interdiction du territoire national et une pénalité douanière de 450 000 euros.

Ces deux prises nettes rappellent que le filtre catalan fonctionne à plein régime. Pour les trafiquants qui tentent le diable au péage du Boulou, l’addition se règle immédiatement au tribunal de Perpignan.

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