C’est une page d’histoire qui se tourne pour les Pyrénées-Orientales. Roland Bardot, figure emblématique et survivant de la bataille de Diên Biên Phu, nous quitte, laissant derrière lui le souvenir d’un courage indomptable.
L’enfer indochinois, l’héroïsme d’un soldat
Le parcours de Roland Bardot n’est pas celui d’un homme ordinaire. Ancien sergent-chef au 822ème bataillon de transmissions, il défend le bastion de Diên Biên Phu dès 1953. Fait prisonnier le 7 mai 1954, il endure l’indicible lors de la marche de la mort vers les camps de rééducation. À sa libération, il ne pèse que 33 kilos. Pourtant, c’est avec une abnégation totale qu’il a défendu l’honneur de la France.
Une mémoire vivante pour Perpignan
Membre respecté de la communauté des anciens combattants, Roland Bardot était une figure familière des cérémonies perpignanaises. Officier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire et Chevalier de l’Ordre National du Mérite, il portait ses distinctions avec la modestie des grands hommes. Louis Aliot, Maire de Perpignan, lui rend un hommage appuyé : « Son courage et sa détermination forcent le respect ». La ville salue aujourd’hui celui qui fut, jusqu’au bout, le témoin vivant de notre histoire.










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