C’est un véritable coup de massue qui s’abat sur le bassin d’emploi des Pyrénées-Orientales. L’entreprise Bûcher Vaslin, installée sur le site de Rivesaltes et spécialisée dans la chaudronnerie de précision et les engins agricoles, est de fait menacée de fermeture. Un plan social met en péril 32 emplois sur les 36 que compte l’unité, les quatre derniers postes étant transférés à Chalonnes-sur-Loire.
« Délocalisation sauvage » et profits insolents
La disparition de ce fleuron industriel est dramatique pour notre territoire, déjà « fragilisé par une faible industrialisation et un chômage élevé ». Les élus locaux, dont Louis Aliot, Président de Perpignan Méditerranée Métropole, Anaïs Sabatini, Députée, et Julien Potel, Maire de Rivesaltes, réagissent fermement et « en appellent à la responsabilité de l’État ».
Le paradoxe est cinglant : le groupe Bûcher Vaslin, une holding de droit suisse cotée à Zurich, réalise un chiffre d’affaires colossal de plus de 3 milliards d’euros et distribue d’importants dividendes. Dans ce contexte de profits massifs, la direction justifie la suppression des postes par la crise du secteur viticole et la concurrence étrangère. Mais pour les représentants locaux, cette décision est purement et simplement « incompréhensible ».
Des aides publiques bafouées
La polémique enfle autour de ce qui est qualifié de « délocalisation sauvage ». Des éléments recueillis par les élus laissent penser que ces suppressions coïncident avec des transferts d’équipements et le développement d’autres sites du groupe en Pologne et au Portugal. Cette stratégie est d’autant plus « contestable que l’entreprise a bénéficié d’aides publiques pour le maintien de l’emploi ».
Pourtant, l’unité de production de Rivesaltes dispose selon les élus de « réelles perspectives de reconversion ». Face à une direction qui n’aurait « envisagé aucune alternative au licenciement », les représentants de PMM expriment leur soutien total aux salariés. Ils ont alerté le Préfet des Pyrénées-Orientales et exigent désormais « la transparence du plan social ». L’appel est clair : l’État, les représentants syndicaux et le Groupe Bûcher Industries doivent œuvrer ensemble pour ne pas « fermer la porte à une reprise du site industriel ».









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