Alors que l’opinion publique se focalise sur les débats nationaux, la Commission Européenne prépare le terrain pour une surveillance inédite. Ursula von der Leyen dégaine l’arme fatale : « Notre application européenne de vérification de l’âge est prête ». Le calendrier s’accélère, et les conséquences pourraient bien redessiner les contours de nos libertés numériques.
Cette application, officiellement conçue pour être un « tiers de confiance » indépendant, sera bientôt mise à la disposition des plateformes. Les États, dont la France, sont invités à l’intégrer directement. L’ironie est cinglante : un outil gouvernemental, piloté par la Commission, est présenté comme le parangon de la neutralité. Une véritable « pirouette institutionnelle » qui ne trompe personne.
La France s’inscrit dans la manœuvre
L’Europe donne le signal, et Paris embraye. Il y a seulement deux semaines, le 31 mars, le Sénat Français adopte sa version de la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le texte est précis : il prévoit une « liste noire » des plateformes jugées nocives, soumises à une vérification d’âge obligatoire, et un système à deux vitesses pour les autres. Le cap est clair, la cible est fixée : si le texte final passe la commission mixte paritaire, la rentrée 2026 marque le début de la généralisation.
Mais attention au miroir aux alouettes ! L’argument de la « protection des enfants » est l’écran de fumée parfait, le prétexte rêvé pour faire passer des mesures bien plus lourdes.
De la protection à la censure : le scénario Poutine
Certains observateurs sonnent l’alarme et rappellent l’histoire récente. En 2012, la Russie lance une loi similaire, officiellement pour « protéger les enfants des informations nuisibles ». Quelques années plus tard, elle est utilisée pour censurer tout contenu jugé dérangeant par le pouvoir.
Aujourd’hui, en Europe et en France, la stratégie est la même : une simple vérification d’âge est le premier domino qui tombe. Elle entraîne inexorablement : carte d’identité ou biométrie obligatoire → fin de l’anonymat et du pseudonymat → traçabilité totale → censure ciblée facile. C’est une mécanique implacable, une « stratégie du contournement » où la bonne intention affichée masque une offensive majeure contre la liberté d’expression.
Dans les Pyrénées-Orientales comme ailleurs, l’enjeu dépasse le simple contrôle parental. Il s’agit de savoir si l’on se réveille à temps. Car ceux qui croient encore au beau prétexte sont ceux qui risquent le plus de se réveiller trop tard. L’équipe CrowdBunker, notamment, insiste : il est vital que le plus grand nombre comprenne ce qui se joue vraiment. On ne lâche rien. Jamais.









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