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Alors que l’État affiche sa volonté d’installer 5 000 radars supplémentaires sur nos routes, une révélation issue des profondeurs d’un rapport public vient semer le doute et pourrait bien faire l’effet d’une bombe. La question n’est plus de savoir si l’on roule trop vite, mais à qui profite réellement le système de répression automatisée.

Ce « scoop » provient du CEREMA, un centre d’études gouvernemental, et il est sans appel : les radars n’ont contribué qu’à une infime partie de la baisse annuelle de la mortalité sur les départementales, soit entre 1 et 2 % (période 2017-2023). La sentence est tombée, elle est officielle : l’impact des radars sur la mortalité sur les routes est proche de zéro.

Pour des millions de Conducteurs, cette confirmation sonne comme une véritable libération et une immense colère. Depuis des années, la traque et le matraquage de PV génèrent un stress permanent au volant, forçant à surveiller le compteur plutôt que la route. Tout cela pour… rien. Une politique jugée « vraiment indigne », qui a pourtant rapporté gros à l’État : 14,5 milliards d’euros en 20 ans, auxquels s’ajoutent les 300 millions annuels engrangés par le lobby des radars.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et démontent l’argument de la sécurité. 96 % des procès-verbaux sanctionnent de petits excès de vitesse (moins de 20 km/h), et plus de la moitié (52 %) concernent même de mini dépassements (moins de 5 km/h). Difficile de prétendre, dans ces conditions, que l’on sanctionne les comportements vraiment dangereux.

Autre preuve troublante, celle de la crise des Gilets Jaunes : lorsque 60 % des radars sont neutralisés en décembre 2018, les excès de vitesse quadruplent, mais aucune augmentation de la mortalité sur les routes n’est enregistrée ce mois-là. La baisse de la mortalité routière, rappelle le rapport, est historiquement le fruit de politiques plus intelligentes, axées sur l’amélioration des routes, la prévention et la police de la route ciblée, bien antérieures à l’ère du flash.

Aujourd’hui, une Phase III est en marche. Les élus locaux sont autorisés à installer des radars quasi indétectables, notamment en ville. L’objectif est d’en déployer 5 000 de plus. Une prolifération qui risque d’aggraver les choses plutôt que de sauver des vies, en détournant l’attention des Conducteurs des piétons, vélos et trottinettes.

Le mensonge permanent sur les radars doit cesser. L’heure est venue de saisir cette information officielle pour exiger l’arrêt de cette « punition collective » et revenir à de vraies politiques de sécurité routière, comme l’entretien des infrastructures. Le combat pour la liberté de circuler est vital.

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