La crise de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) hante les éleveurs des Pyrénées-Orientales. Alors que le spectre d’une résurgence plane avant l’été et la transhumance, la sénatrice Lauriane Josende passe à l’offensive. Elle interpelle directement la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, pour exiger une nouvelle campagne de vaccination ciblée.
Cette démarche percutante arrive juste après la publication des conclusions d’un rapport choc du Sénat. Ce dernier est clair : pas de vaccination généralisée, trop coûteuse et risquée pour l’export. En revanche, le rapport préconise une vaccination préventive, ultra-ciblée, dans les zones à risque où les troupeaux ont déjà été vaccinés. Une stratégie qui colle parfaitement aux Pyrénées-Orientales, où près de 100% des cheptels sont déjà concernés.
« Les éleveurs sont aujourd’hui à bout », martèle Lauriane Josende. « Les compensations financières de l’état ne suffisent plus à panser les plaies de l’abattage de leurs troupeaux. L’inquiétude est extrême face à une possible résurgence de la DNC. »
La sénatrice presse donc le gouvernement d’agir vite pour le département, l’anticipation étant le maître-mot. Il s’agit d’une course contre la montre avant que les bêtes ne rejoignent les estives. Le message est envoyé : protéger les cheptels des Pyrénées-Orientales est une priorité absolue, un impératif sanitaire et économique pour une filière déjà durement éprouvée.









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