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Coup de tonnerre à Perpignan. Le Préfet des Pyrénées-Orientales et le Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Perpignan montent au créneau. Réuni ce 2 février 2026, l’État-major départemental de sécurité (EMDS) a tranché : une série de mesures chocs est décidée pour intensifier la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. L’objectif est clair : frapper fort et durablement.

Création d’un « Narco-GED » pour traquer l’argent sale

Le département se dote d’un nouvel outil stratégique : le « Narco-GED », ou Groupe d’Évaluation Départemental. Sous l’autorité conjointe du Préfet et du Procureur, cette cellule s’attaque directement au cœur du système : les finances. Le Narco-GED a pour mission de cartographier les points de deal, de cibler des actions coordonnées, mais surtout d’approfondir la connaissance des flux financiers illicites. La finalité est d’une simplicité redoutable : faciliter la saisie des avoirs criminels. L’argent des trafiquants n’est plus à l’abri.

Opérations musclées et répression amplifiée

Les quartiers les plus concernés par les trafics s’attendent à des secousses. De nouvelles opérations policières d’ampleur sont en effet annoncées. Ces actions s’appuient sur des renforts d’effectifs pour un quadrillage efficace du terrain et sur la mobilisation de méthodes de priorisation pénale, à l’image des Groupes Locaux de Traitement de la Délinquance (GLTD). L’État met les moyens pour reprendre l’espace public.

Parallèlement, la traque aux fraudeurs s’intensifie. Les opérations de contrôle menées par le Comité Départemental Anti-Fraude (CODAF) sont amplifiées, marquant la volonté de ne laisser aucune zone de non-droit.

Vidéosurveillance et mesures administratives radicales

Le volet technologique n’est pas oublié : des travaux sont lancés pour étudier l’implantation de caméras avec Lecteurs Automatiques de Plaques d’Immatriculation (LAPI) dans l’agglomération de Perpignan. Un moyen supplémentaire de pister et d’identifier les réseaux.

Sur le plan administratif, le Préfet est ferme : les mesures prévues par la loi de lutte contre le narcotrafic sont multipliées. Cela inclut la fermeture des commerces impliqués, les interdictions de paraître sur les points de deal et les injonctions en vue d’expulsions locatives des trafiquants. La tolérance zéro est de mise.

Les consommateurs dans le viseur de la Justice

Le Procureur de la République confirme un objectif de répression pénale des consommateurs de stupéfiants. Mais l’annonce la plus retentissante concerne les agents publics : le Parquet travaille à la mise en place d’une information systématique des employeurs lorsque les consommateurs travaillent pour un service public ou une collectivité publique. C’est un signal fort envoyé à la société : la consommation de drogue a des conséquences professionnelles et civiques, même dans la fonction publique.

En 2026, l’État des Pyrénées-Orientales affiche une détermination sans faille. La feuille de route est tracée : démanteler, réprimer et rétablir l’ordre. Le combat est lancé.

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