C’est une petite victoire sur la montagne, acquise de haute lutte : la RD66, coupée depuis l’éboulement du 23 janvier 2026 à Thuès-Entre-Valls, s’apprête à retrouver ses usagers. Après une visite de chantier ce vendredi, les autorités annoncent une réouverture partielle imminente. Le « Train Jaune » respire, les Pyrénées-Orientales aussi.
L’accident, survenu en amont de la voie ferrée du mythique Train Jaune et de la RD66 (ex-RN116), avait vu plusieurs blocs rocheux s’écraser sur le rail et des cailloux atteindre la chaussée. Si la route n’a pas été endommagée, la sécurité des usagers prime, imposant la fermeture de cet axe vital. Une situation qui met les nerfs des habitants et des professionnels à rude épreuve.
Mais sur le chantier, on ne chôme pas. Le Conseil départemental, maître d’ouvrage, en coordination étroite avec les services de l’État et SNCF Réseau, met les bouchées doubles. Ce vendredi 30 janvier 2026, Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, et Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, étaient sur place pour constater l’avancement. Le verdict est positif : les conditions météorologiques favorables ont permis à l’entreprise mandatée de gagner du temps.
C’est la bonne nouvelle tant attendue : la réouverture partielle de la route est désormais fixée au mardi 10 février 2026, sous régime d’alternat.
Attention toutefois aux jours « chauds » : les 10, 12 et 16 février, des opérations de minage sont programmées. Ces jours-là, la RD66 restera totalement fermée de 10h00 à 16h00 pour garantir une sécurité maximale. Mais l’engagement est total : l’entreprise intervient sept jours sur sept pendant toute la durée du chantier pour ne perdre aucune minute.
Et ce n’est qu’un début. Pour renforcer durablement la sécurité des automobilistes, le Conseil départemental s’engage déjà sur des travaux complémentaires après cette première phase. Au programme : la pose de nouveaux filets de protection et une évaluation approfondie des risques de futurs éboulements. En attendant, les déviations par les RD117 et RD118 restent en place, et les acteurs économiques peuvent toujours recourir au dispositif d’activité partielle et de report de charges. Dans les Pyrénées-Orientales, la solidarité est aussi forte que la roche à déloger.









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