Coup de théâtre ce lundi matin à Perpignan ! Le lycée professionnel Jean Lurçat a été le théâtre d’une fausse alerte à la bombe, mobilisant les forces de l’ordre et le personnel de l’établissement. Une matinée qui commence sur les chapeaux de roue pour les 1 800 âmes présentes dans l’enceinte.
Les faits se déroulent en début de matinée. Un appel téléphonique parvient sur une ligne fixe du lycée. Au bout du fil, une personne annonce froidement avoir placé un engin explosif dans le bâtiment I, promettant une déflagration dans les quinze minutes. L’urgence est absolue : les protocoles de sécurité sont immédiatement appliqués.
L’évacuation des 1 800 élèves et membres du personnel est déclenchée sans délai. Tous sont dirigés vers une zone de sécurité, le temps que la police nationale intervienne pour une « levée de doute » méthodique. Le suspens est de courte durée : les vérifications confirment rapidement qu’il s’agit bel et bien d’une farce. Une fausse alerte, donc. La réintégration des élèves dans le lycée est d’ailleurs en cours dès 9h35, permettant un retour progressif à la normale.
Cette blague de très mauvais goût n’amuse personne. Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, et Jérôme Bourrier, procureur de la République, le rappellent avec fermeté : « tous les appels à la bombe font l’objet d’enquêtes systématiques ». Le message est clair. L’auteur de cet acte malveillant, qu’il soit majeur ou mineur, fait déjà l’objet d’une enquête ouverte sous l’autorité du Parquet.
Les sanctions pénales sont lourdes pour délit de fausse alerte : le canular peut coûter jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. En plus de la sentence de la justice, des sanctions administratives de la part de l’établissement sont également possibles. Un avertissement sans frais pour ceux qui prennent ces menaces à la légère. Le jeu n’en vaut clairement pas la chandelle.









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