Nos enfants, variables d’ajustement budgétaire ? C’est la question que se pose le Rassemblement National des Pyrénées-Orientales face à la dernière décision du Conseil départemental. Depuis lundi, les collégiens sont contraints de faire le trajet à pied vers la piscine lorsque celle-ci se trouve à moins de 1,5 km de leur établissement.

Le résultat de cette nouvelle règle, justifiée par la majorité socialiste du Département par la nécessité de « faire des économies » ? Sur les deux heures initialement prévues à l’emploi du temps, il ne resterait plus qu’une vingtaine de minutes effectives dans l’eau. Un timing plus que serré pour un apprentissage essentiel, alors que de nombreux élèves entrent en sixième sans savoir nager. Pour le RN66, « cette décision est incompréhensible et dangereuse. »

La sécurité des collégiens semble ainsi « noyée dans les économies », dénonce le mouvement. La réponse de l’élue départementale, avancée sur les ondes d’Ici Roussillon, est jugée « irresponsable et totalement inique » par le Rassemblement National, qui pointe du doigt d’autres postes de dépenses où des coupes pourraient être effectuées : dépenses de communication, subventions jugées non prioritaires, ou encore les fonds alloués à la prise en charge des mineurs non accompagnés étrangers (MNA).

Le Rassemblement National des Pyrénées-Orientales monte au créneau et exige la suspension immédiate de cette « règle scandaleuse » et le rétablissement du financement des bus pour les collèges. Le message est clair : « Nos enfants ne doivent pas être les variables d’ajustement de la majorité socialiste départementale ! »

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