Mardi 2 décembre à Pouilley-Français, le Doubs a été le théâtre d’une confrontation dramatique. Le comité SAM était présent pour soutenir la famille Lhomme dans sa tentative de sauvetage de son troupeau. Malheureusement, la mobilisation de 400 citoyens a été brisée par l’intervention musclée de 175 gendarmes, avec l’usage de gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement, matraquages, et même un tir de LBD. Un massacre supplémentaire, dénonce le comité, intervenu alors que les recours administratifs n’étaient pas encore jugés.
Pendant que le Doubs brûlait, ici, l’omerta préfectorale faisait son office.
Dans les Pyrénées-Orientales, l’heure est au silence et à l’opacité. Selon le Comité SAM, la préfecture a transmis une « consigne » pour communiquer le moins possible et le plus tard possible. Cette stratégie d’information sélective coïncide avec l’annonce de trois massacres supplémentaires récents :
- Jeudi 27 novembre : 3 animaux à Cattlar.
- Mercredi 3 décembre : 42 animaux à Prats de Mollo.
- Jeudi 4 décembre : 45 animaux à Los Masos.
À Cattlar, la situation est d’autant plus inquiétante qu’un arrêté préfectoral interdirait le survol de la commune par les drones. Le comité s’interroge : Jusqu’à quand la presse pourra-t-elle exercer correctement sa mission face à cette stratégie du musellement ?
On nous parle d’éradication, mais la biologie crie au non-sens total.
Le ministère, les préfectures et les syndicats majoritaires (FNSEA et JA) pointent du doigt éleveurs et citoyens « désobéissants ». Le comité SAM rétablit ce qu’il nomme des « évidences biologiques » :
- La dermatose nodulaire bovine n’est pas dangereuse pour l’humain.
- C’est une maladie à vecteurs (mouches, taons, moustiques) qui peuvent parcourir jusqu’à 225 km. Vouloir confiner des mouches est voué à l’échec.
- Le virus ne peut être éradiqué : l’Italie, la France et l’Espagne ne seront plus indemnes.
- Tuer des vaches, même saines ou en cours de guérison, est un non-sens total qui prive le territoire d’un « joyau biologique » : l’immunité vaccinale ou naturelle que ces animaux développaient.
La colère monte. Le Comité Citoyen SAM lance un appel direct au Premier Ministre et à la Ministre de l’Agriculture, exigeant un changement de cap immédiat : arrêter ces exterminations insupportables, permettre aux éleveurs de soigner leurs troupeaux et organiser un accès aux vaccins sur l’ensemble du territoire.









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