ALERTE MONDIALE – La France est-elle complice d’un désastre écologique qui se déroule à des milliers de kilomètres ? C’est le cri d’alarme lancé par le Parti animaliste à l’occasion de l’ouverture de la COP30 à Belém, dénonçant un lien direct entre le contenu de nos assiettes (et surtout celui donné à nos animaux d’élevage) et la destruction massive des forêts tropicales. Le constat est glaçant : l’Empreinte Forêt de la France équivaut à 1,8 million d’hectares déforestés, soit l’équivalent de 23 terrains de football qui disparaissent chaque heure pour satisfaire nos importations.

Le scandale du soja importé : plus d’un million de tonnes pour l’élevage

Le doigt est pointé sur le système agroalimentaire dominant, et en particulier sur la dépendance structurelle de la filière d’élevage française aux importations de soja. Ces tourteaux, majoritairement originaires d’Amérique du Sud, sont produits sur des terres arrachées aux forêts, menaçant directement les zones protégées et les territoires indigènes.

Punchline : L’élevage français a besoin de ce soja pour tourner, mais cette dépendance nous coûte le « poumon vert de la planète ». En réalité, la déforestation n’est pas une fatalité, c’est un choix politique.

Les chiffres officiels sont sans appel : la consommation française de matières premières agricoles importées est directement associée à la disparition d’une surface forestière étrangère qui représente une fois et demie la taille de l’Île-de-France. Ces destructions ne sont pas seulement une catastrophe écologique ; elles accentuent la crise climatique par l’émission de puissants gaz à effet de serre (méthane et protoxyde d’azote) issus de l’élevage, et détruisent les moyens de subsistance des peuples autochtones.

Les demandes chocs : interdiction et traçabilité

Face à cette réalité, le Parti animaliste exhorte le gouvernement français et les institutions européennes à prendre des mesures immédiates et contraignantes :

  • Mettre en place un calendrier progressif et contraignant d’interdiction des importations issues de nouvelles déforestations (huile de palme, céréales, soja pour l’élevage, etc.).
  • Exiger une traçabilité transparente et contrôlée de l’origine des tourteaux, assortie de sanctions financières dissuasives.
  • Soutenir une politique de souveraineté alimentaire durable et éthique, en aidant les éleveurs à se réorienter vers la production locale de protéines végétales destinées à la consommation humaine.

Comme le souligne Eddine Ariztegui, coprésident et porte-parole du parti : « Nos responsables politiques actuels cautionnent la souffrance des animaux élevés, de ceux perdant leur habitat naturel et des populations locales qui en souffrent également. Une politique écologique est impossible sans un changement de paradigme alimentaire et une meilleure considération des animaux. »

Pour aller plus loin : Retrouvez le programme complet du Parti animaliste sur leur site.

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